Livres sur New York au cinéma  (Resources) posté le samedi 23 août 2008 13:12


Quelques livres à lire sur New York et le cinéma
:

ALLEMAN (Richard), New York : the Movie Lovers’ Guide, Broadway Books, 1988 (2005).

BLAKE (Richard A.), Street Smart: the New York of Lumet, Allen, Scorsese, and Lee, University Press of Kentucky, 2005.

DEPARDON(R.) & BERGALA (A.), New York, Cahiers du Cinéma, 2006.

DIXON (Wheeler W.), Film and Television After 9/11, Southern Illinois University Press, 2004.

HABERSKI (Raymond), Freedom to Offend: How New York Remade Movie Culture, University Oress of Kentucky, 2007.

HAENNI (Sabine), The Immigrant Scene : Ethnic Amusements in New York 1880-1920, University of Minnesota Press, 2008.

FULLER (Samuel), New York années 30, Paris: Hazan, 1997.

KATZ (Chuck), Manhattan on Film, Limelight Editions, 2005 (éd. augmentée)

KEIM (N.O.) & MARC (D.), Our Movie Houses: A History of Film & Cinematic Innovation in Central New York, Syracuse University Press, 2008.

MANBECK (J.B.) & SINGER (R.) (dir.), The Brooklyn Film, McFarland & Co., 2002.

POMERANCE (Murray) (Ed.), New York and the Filmic Imagination, Rutgers University Press, 2007.

SANDERS (James), Celluloid Skyline: New York and the Movies, Knopf, 2001.

SANDERS (James), Scenes from the City: Filmaking in New York 1966-2006, Rizzoli, 2006.

SCHIRMER (L.) & FEINGEISH (E.), Marilyn in New York, Schirmer & Mosel, 2008.



(c) Bibliographie établie par Alexandre Tylski, 2008.

 

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Miss Liberty au Cinéma  (Resources) posté le samedi 23 août 2008 12:07


La Statue de la Liberté a fait l'objet de beaucoup d'images télévisuelles et cinématographiques, sans compter les multiples oeuvres photographiques, picturales, sculpturaires, publicitaires ou encore littéraires et poétiques, ou encore d'animation et jeux vidéos, qui y ont fait allusion.

Voici un début de liste (non exhaustive cela va sans dire!) de (quelques) films ayant utilisé Miss Liberty le temps d'une image ou d'une scène, films classés ici par genres prédominants.

Films fantastiques:
- Planète des Singes (1968) (fin)
- Superman 1, 3 & 4 (1978-1987) (scène)
- New York 1997 (Carpenter, 1981) (scène)
- Return of Captain Invisible (Mora, 1983) (scène)
- SOS Fantômes 2 (Reitman, 1989) (scène)
- Batman Forever (Schumacher, 1995) (scène)
- Judge Dredd (Cannon, 1995) (scène)
- Independance Day (Emmerich, 1996) (image)
- Deep Impact (Leder, 1998) (image)
- Godzilla (Emmerich, 1998) (image)
- X-Men (2000) (fin)
- A.I. (Spielberg, 2001) (image)
- Men in Black 2 (Sonnenfeld, 2002) (fin)
- Le Jour d'après (Emmerich, 2004) (image)
- Le Tour du monde en 80 jours (Coraci, 2004) (image)
- Les 4 fantastiques 1 & 2 (Story, 2005-07) (image)
- Benjmain Gates 2 (Turtletaub, 2007) (scène)
- Cloverfield (Reeves, 2008) (image)
- Babylon A.D. (Kassovitz, 2008) (image)

Comédies:
- L'Emigrant (Chaplin, 1917) (image)
- Un Jour à New York (Donen, 1949) (scène)
- Funny Girl (Wyler, 1968) (scène)
- Le Gendarme à New York (Girault, 1967) (image)
- Le Cerveau (Oury, 1969) (fin)
- European Vacation (Heckerling, 1985) (scène)
- La Folle Histoire de l'espace (Brooks, 1988) (scène)
- Un Indien à New York (Pasquin, 1997) (scène)
- Hitch (Tennant, 2005) (scène)
- La Panthère Rose (Levy, 2006) (début)

Les polars/films d'action:
- La 5ème Colonne (Hitchcock, 1942) (fin)
- Le Parrain II (Coppola, 1974) (scène)
- Le Soldat (Glickenhaus, 1982) (scène)
- Frantic (Polanski, 1988) (scène)
- Vendredi 13 n.8 (Hedden, 1989) (image)
- Titanic (Cameron, 1997) (fin)

Drames & autres:
- Nostradamus (Guenette, 1981) (image)
- Fievel et le Nouveau Monde (Bluth, 1986) (scène)
- Working Girl (Nichols, 1988) (image d'ouverture)
- Les Leningrad Cowboys rencontrent Moïse (Kaurismaki, 1993) (scènes)
- Once we were strangers (Crialese, 1997) (scène)
- La Légende du pianiste sur l'océan (Tornatore, 1998) (image)
- Lady by the Sea (Scorsese, 2004) (documentaire)
- Across the universe (Taymor, 2007) (scène)
- Christophe Colomb (Oliveira, 2008) (image)

Aujourd'hui, la Statue de la Liberté se visite de manière (obligatoirement) payante. Il faut compter plusieurs heures de files d'attente de Battery Park au Ferry puis à l'île puis à l'entrée de la Statue, puis retour, etc. Vous serez d'abord, fouillés au rayon X, puis entassés dans les bateaux. La visite, proche du parc d'attraction, est somme toute assez pénible. - A.T.

Informations:
http://www.statueofliberty.org/

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Musée du cinéma (Queens, NY)  (Histoire) posté le samedi 23 août 2008 11:04


Encore trop méconnu, le Museum of the Moving Image, situé dans le Queens (NY), propose aux visiteurs un parcours précieux et précis dans l'Histoire de la radio, de la télévision, des jeux vidéos, et surtout du cinéma.

Vous y trouverez les premiers postes radio-TV américains (Andrea Radio Corporation, Radio-Phonograph-TV, etc.) et les premières consoles de jeux vidéos (les machines inventées par Ralph Baer, dont le Telesketch, le computer space, odyssey, etc.). Mais aussi les premiers instruments d'enregistrement du mouvement, les premiers projecteurs, etc. Les visiteurs ont aussi le loisir d'essayer le zoetrope, ainsi qu'un Mutoscope de 1900: en tournant une manivelle, vous pourrez redécouvrir Le Voyage dans la Lune tel qu'il a été vu au début du cinématographe. Les premières caméras du cinéma américain sont également exposées, des années 1900 à ce jour, dont la 3 Strip Technicolor Camera (Model EF-2) qui servit au tournage du Magicien d'Oz. 

Interractif et didactique, le musée permet aussi aux visiteurs de post-synchroniser des films célèbres, d'effectuer des effets spéciaux ou de monter des séquences de film.

Mais d'autres petits trésors sont également à l'honneur dans ce musée, dont une salle dédiée à l'Histoire des salles de cinéma newyorkaises, une autre à l'Histoire du merchandising audiovisuel américain (Disney, Star Wars, Star Trek, Simpsons, etc.), une autre aux costumes de films et surtout aux maquettes. L'exposition des maquettes et masques est une des plus émouvantes: on y trouve la maquette du décor de Carlito's Way (De Palma, 1993) conçu par Dick Sylbert. Des annotations y figurent d'ailleurs encore indiquant les mouvements de caméra au sol. La maquette du décor du Silence des Agneaux (Demme, 1991) conçu par Kristi Zea. Et surtout les masques de Yoda & Chewbacca, Freddy, Elephant Man, l'Exorciste, Little Big Man, Don Corleone. Dons des célèbres maquilleurs qui en sont à l'origine.

Autre intérêt du Museum of the Moving Image, il est situé au coeur des Kaufman Astoria Studios, où furent tournés dès les années 1920 des films de Rudolph Valentio, Gloria Swanson, W.C.Fields, D.W.Griffith, les Marx Brothers. Puis, après une interruption d'activité, le Cosby Show, All that Jazz, et Martin Scorsese et surtout Woody Allen qui y tourne régulièrement des scènes de ses films. Le Cup Diner, juste à côté du musée et des Studios, est par ailleurs un des plus grands et authentiques Diners de tout New York, à découvrir.

The Museum of the Moving Image
35 Ave at 36 St, Astoria, NY 11106
URL:
http://www.movingimage.us/

A.T.

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Un peu d’Histoire  (Histoire) posté le dimanche 27 juillet 2008 15:54


Pour un certain nombre d’historiens, le cinéma n’est pas né en France, mais aux Etats-Unis à quelques minutes de Manhattan. Au-delà d’un certain patriotisme exacerbé chez certains historiens américains ou d’un amour excessif porté à New York, le fait est que les premiers studios d’ « images en mouvement » (motion pictures) virent le jour  en ces terres. Plus précisément, à West Orange (New Jersey) où naquit la célèbre compagnie « Edison » et où d’autres sociétés s’y installèrent par la suite, dont les mythiques « Fox », « Goldwyn », « Metro », « Selznick » et « Universal ».

Par ailleurs, ce territoire encore alors propice aux grands espaces donna naissance aussi aux premiers westerns de l’Histoire du cinéma qui y furent tournés (dont entre autres le célèbre The Great Train Robbery, 1903). Le genre appelé « Western » n’est ainsi pas né sur la côte ouest américaine mais bel et bien dans la région de New York, un paradoxe qui continue d’amuser les historiens et les cinéphiles. A suivre... 

AT

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La 25ème Heure (Spike Lee)  (Films) posté le dimanche 27 juillet 2008 15:32

QUE RESTERA-T-IL APRÈS MINUIT ?

Adaptation du roman de David Beniof (« 24 heures avant la nuit », 2001), le nouveau film de Spike Lee est politique, nécessairement, mais il ne s’agirait pas d’oublier au fond, le talent inestimable de Spike Lee-cinéaste, créateur d’ambiances sonores et d’images, directeurs d’acteurs hors pair. La 25EME HEURE (2003) est un film magnifique.


Spike Lee évoque souvent son amour des détails affirmant qu’ils font selon lui toute la différence entre les bons films et les grands films. Dans le générique d’ouverture de La 25EME HEURE, les toits des buildings de Manhattan au loin fument imperceptiblement dans la nuit. Un simple détail mais, pourtant, la cité de verre nous semble fumer encore après « le passage » d’un grand et funèbre brasier. Spike Lee, observateur-né de la Cité, scrutera alors sans cesse dans son film les restes d’une ville (d’un monde) et de Monty (Edward Norton). Le réalisateur new-yorkais raconte :

« Quand on me demande de quoi parle La 25EME HEURE, je réponds qu’Edward Norton est un dealer qui passe ses dernières 24 heures de liberté dans le New York d'après le 11 septembre (...). Même si le roman et le scénario ont été écrits avant le 11 septembre, nous savions qu'il fallait inclure l'évènement dans le film. Il ne s'agissait pas d'être démonstratifs mais d'inclure cette nouvelle réalité dans le climat, dans le décor. Ignorer ce qui s'est passé et ce que cela a changé dans la ville est impossible. Ne pas en tenir compte, ne pas le présenter dans le contexte aurait été au moins une erreur, au pire un mensonge. Nous avons intégré les conséquences de cette tragédie au scénario, et c'est devenu un élément qui a été incorporé à la photo et même dans le dialogue. »

Alors que certains n’ont pas hésité à parler de « plans trop longs » dans La 25EME HEURE, il nous a semblé au contraire que Spike Lee ne cherchait pas le « speed » propre à la vie New Yorkaise, mais s’attardait dans la bonne distance sur les visages marqués, inquiets, soupesant chaque parole et chaque geste et dépeignant un monde mort cherchant à se reconstruire. Le film démarre sur un chien blessé (que Monty va recueillir) sur une route en chantier. Puis c’est un plan séquence sur deux amis discutant près d’une fenêtre de l’à venir de Monty : la caméra avancera vers la fenêtre, exécutant alors un panoramique vers le bas dehors et « dévoilant » ground zéro, les restes des Twin Towers. Le son est alors à son apogée, strident même. C’est un réveil brutal, une secousse, une chute, un coup du destin pour les spectateurs, à nouveau.

Le ground zéro semble pour Lee un lieu de mort mais aussi ce chantier pathétique où grouillent des ouvriers au travail. Et Monty de se demander tout le long du film comment il va organiser et reconstruire le(s) reste(s) de sa vie une fois en prison et après la prison, après la nuit. Protagoniste en chantier, sur la corde raide, prêt à tout pour échapper à la douleur, encore. Spike Lee témoigne : « Je ne choisis jamais les films que je réalise sur le caractère sympathique ou non des protagonistes. Monty Brogan est un dealer, et bien sûr, cela le rend antipathique aux yeux de l'immense majorité des gens. Pourtant, les individus les moins recommandables font souvent les meilleurs personnages, ils ont parfois des destins captivants et tragiques. J'aime chercher ce qu'il y a de bon dans ce qui semble mauvais. Le paradoxe de l'être humain est fascinant. »

Assis dans son appartement, le visage de Monty est associé au fond de l’image (au fond des pensées de Monty) à l’affiche du film COOL AND LUKE (1967) avec Paul Newman dans le rôle d’un prisonnier refusant d’être brisé. Monty lui non plus ne veut pas être brisé, pourtant il demandera à son meilleur ami l’impossible : il lui demandera de lui « refaire le portrait » pour ne pas paraître trop beau en entrant en prison. Changer de visage, d’identité, c‘est la fin d’un monde, la fin de la beauté. Et pourtant l’heure de vérités. Que restera-t-il après minuit sinon les cicatrices béantes ? Ces chemins durs, ces lignes de vie. La 25EME HEURE ou l’art âpre de se relever.

Alexandre Tylski, Cadrage février 2003
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